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Réforme de l’assurance-chômage : ce que vous devez savoir !

Dans une déclaration faite le 26 mai dernier, le Premier ministre Gabriel Attal a dévoilé les contours de la prochaine réforme de l’assurance-chômage. Parmi les mesures phares, un durcissement sans précédent des conditions d’accès aux indemnisations.

Trois nouveautés majeures marquent cette annonce :

  1. Conditions d’accès durcies :
    Les critères pour accéder aux indemnisations seront nettement plus stricts, exigeant un historique de travail plus conséquent. Avant la réforme, 6 mois de travail au cours des 24 derniers mois étaient requis, tandis qu’à partir du 1er décembre 2024, il faudra avoir travaillé au moins 8 mois sur une période de référence de 20 mois.
  1. Durée d’indemnisation réduite :
    La durée pendant laquelle les chômeurs pourront bénéficier d’une indemnisation sera significativement raccourcie, entraînant ainsi une pression accrue pour retrouver un emploi dans un délai plus restreint. Avant la réforme, la durée maximale d’indemnisation pour les moins de 53 ans était de 18 mois, de 22,5 mois pour les 53-54 ans et de 27 mois pour les 55 ans et plus. À partir du 1er décembre 2024, la durée maximale serait de 15 mois pour les moins de 57 ans et de 22,5 mois pour les plus de 57 ans.
  1. Bonus emploi senior :
    Un senior au chômage reprenant un emploi moins bien rémunéré que son emploi précédent pourrait cumuler son nouveau salaire avec son allocation chômage pour atteindre sa rémunération initiale pendant 1 an. Cette mesure vise à encourager l’emploi des seniors en offrant des incitations spécifiques aux employeurs qui embauchent des travailleurs plus âgés.

Ces changements, prévus pour entrer en vigueur le 1er décembre 2024, ont été justifiés par le Premier ministre comme une nécessité pour « aller vers le plein-emploi » et « valoriser encore plus le travail ». Gabriel Attal a souligné que ces réformes étaient orientées vers la prospérité et l’activité, plutôt que vers des économies budgétaires.

Cependant, cette annonce a suscité de vives réactions de la part de plusieurs secteurs. Des syndicats aux partis d’opposition, en passant par diverses organisations de gauche, les critiques fusent. Force ouvrière a qualifié ces changements de « pire durcissement des conditions d’indemnisation jamais mis en œuvre ». Le gouvernement, quant à lui, prévoit d’économiser 3,6 milliards d’euros grâce à cette réforme, tout en anticipant une augmentation de 90 000 personnes en emploi.

Pour que ces mesures prennent effet dès le 1er décembre 2024, un décret devait être promulgué le 1er juillet dernier. Cependant, avec la formation d’un nouveau gouvernement, il reste à voir si cette réforme sera maintenue ou modifiée. Le programme du nouveau gouvernement sera donc déterminant pour savoir si les mesures annoncées par Gabriel Attal seront appliquées ou non.

Kandia Dramé

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