Une réforme clé pour mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle
Annoncée dans le cadre du Pacte des Solidarités et intégrée au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2025), la réforme du congé parental vise à mieux répartir le temps parental entre les deux parents et à faciliter le retour à l’emploi, tout en améliorant le soutien aux jeunes familles.
Cette réforme, qui est entrée en vigueur début 2025, remplace l’ancien congé parental (PreParE) par un nouveau congé de naissance plus court, mieux rémunéré, et réparti entre les deux parents. Elle a des implications importantes pour les employeurs, les salarié.es et les directions RH.
Ce que prévoit la réforme concrètement
- Un congé raccourci mais mieux rémunéré
• Durée : 6 mois maximum par parent (12 mois au total) jusqu’aux 1 an de l’enfant
• Indemnisation : alignée sur le congé maternité/paternité, soit environ 50 % du salaire net, dans la limite de 1 900 € brut par mois
• Obligatoire : 1 mois minimum par parent (non transférable), pour encourager une répartition équilibrée
Ce nouveau format vise à réduire les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, en limitant l’impact d’un congé long exclusivement pris par la mère.
- Fin de la PreParE et conséquences pour les entreprises
• Le dispositif actuel (PreParE), souvent mal indemnisé (~430 €/mois), est supprimé.
• Les entreprises devront s’adapter à des absences potentiellement plus fréquentes, mais plus courtes, avec des retours anticipés dans les équipes.
• Le congé peut être pris de manière fractionnée ou en temps partiel, sous certaines conditions.
Quels enjeux pour les employeurs et RH ?
- Anticiper les absences et réorganiser le travail
• Mettre à jour les politiques internes de congés et les outils RH
• Sensibiliser les managers à l’organisation du travail pendant et après un congé parental
• Prévoir des plans de transition ou de remplacement court terme
- Repenser la parentalité dans l’entreprise
Cette réforme est aussi l’occasion de :
• Promouvoir l’égalité femmes – hommes à travers la coparentalité
• Intégrer la parentalité dans les politiques RSE et QVCT
• Améliorer la marque employeur en soutenant les jeunes parents avec des dispositifs internes (flexibilité, retour progressif, etc.)
En conclusion, la réforme du congé parental 2025 marque un tournant : plus équitable, plus incitative, plus compatible avec la réalité professionnelle, elle demande toutefois un effort d’adaptation du côté des entreprises.
Chez Sirem Conseil, nous accompagnons les DRH dans la mise en conformité réglementaire, mais aussi dans l’intégration stratégique de ces réformes pour faire de la parentalité en entreprise un levier d’engagement et de performance.
Sources
• PLFSS 2025 – Réforme du congé parental (vie-publique.fr)
• Ministère du Travail – Dossier sur le congé parental
• Service-public.fr – Congé parental d’éducation
Alexandra AZA
